Dépendant du ministère de l’Education nationale, le Cned (Centre national d’enseignement à distance) est le premier établissement public d’enseignement à distance en Europe. Au service de tous les âges, il scolarise plus de 250 000 inscrits : scolaires, étudiants et aussi ( 2/3 des inscrits) adultes demandeurs d’emplois, en reconversion professionnelle, bénéficiaires de la formation permanente, femmes au foyer, prisonniers, malades ...




mercredi 10 avril 2013

Nommé fin aôut 2012 le SG du CNED nous quitte :

http://www.biep.fonction-publique.gouv.fr/common/jobSearch/showOfferExt/offerId/67420

dimanche 3 mars 2013

Démantèlement du CNED : où en est-on ?


Sur tous les sites, une stratégie centralisatrice, ayant pour objectif de réduire la masse salariale, aboutit à un démantèlement des services transversaux. Ce démantèlement s’accélère actuellement. La suppression des postes entraîne des surcharges de travail pour les uns, des suppressions de travail pour les autres.
La mise en place du bureau de pilotage national de la production, la mise en concurrence faussée entre les différents services et sites conduisent à une augmentation de demande de sous-traitance, ayant pour seul but de retirer les missions des agents du Cned.

Lyon, Poitiers, Rennes, Rouen, Vanves : la suppression des accueils physiques et des standards est en cours.

Grenoble : les ¾ des expéditions sont externalisées à partir de septembre 2013 : annonce faite le lendemain de la venue du DG qui n’a nullement évoqué ce point.

Lyon : centralisation en juin 2013 à la DG du service de gestion des vacataires et fermeture de l’accueil téléphonique.

Rouen : disparition en septembre 2013 du service des expéditions.

Toulouse : centralisation à la DG du service de gestion des professeurs nommés.

Direction générale : déstabilisation du service RH et de la DSI avec le départ de plusieurs personnes de l’encadrement; recours de plus en plus fréquent aux contractuels pour des fonctions permanentes.

Outils : le retard sur les prises de décisions concernant les outils empêche les missions : l’ENT annoncé pour janvier 2013 reporté, la plateforme Moodle sans poste d’administrateur, le projet d’informatisation de la chaîne éditoriale au point mort.

Management et organisation : organisation instable, turn-over excessif des personnels à tous les niveaux de la hiérarchie (depuis fin 2011, 5 des 6 directeurs métiers ont quitté leur poste !!), multiplication des procédures, situations de travail empêché. Mal être dénoncé par la médecine préventive sur plusieurs sites. Perte des compétences, de motivation et départ des savoirs faire !

Gaspillage financier : les études à répétition, les séminaires et formations management, les recrutements de cadres avec le concours de cabinets privés sans cesse renouvelés, le recours aux emplois précaires et sans oublier le nouveau logo du Cned qui nous a coûté 500 000 euros (coût de l’agence de graphistes + impression des nouvelles couvertures pour tous les cours).

En conclusion, le nouveau management de la direction n’a résolu aucun des problèmes du Cned. Au contraire, cette direction a pris des décisions qui aggravent les dysfonctionnements, ce dont elle accuse régulièrement les personnels. Elle a élaboré un projet d’établissement sans nous donner les moyens technologiques et humains de réussir.

lundi 14 janvier 2013

lundi 29 octobre 2012

tarif recrutement

Voici un petit lien permettant de se rendre compte des tarifs pratiqués  pour un service de gestion de candidatures en ligne, qui est utilisé par la DRH du CNED :

http://www.cvmail.com/cvmail/produit/tarifs.html

Simplifiez vous le recrutement, dépensez sans compter  !!!!

mercredi 12 septembre 2012

restructurations du service DSI


Monsieur Le Directeur Général,

Nous venons d'apprendre par le logiciel Virtualia que certains ITRF BAP E de l'établissement seraient rattachés désormais au service des moyens généraux sur les différents sites.

Aucune consultation préalable, aucune autre forme d'informations officielle et individuelle ne nous est parvenue, concernant notre nouvelle affectation et les missions qui nous incomberaient dès lors…
Pour nous, cela se rapproche plus d’une sanction professionnelle…
Et nous doutons fort que ce nouveau modèle organisationnel soit dans l’intérêt du service !

Après plusieurs restructurations du service DSI la dérive fonctionnelle commence à apparaître dans de nombreux sites, nuisant au fonctionnement optimal du CNED.

Les informaticiens du CNED travaillent sur des projets communs quelques soient leurs sites de rattachement, ils effectuent également des tâches transversales. Ces nouvelles mesures ne peuvent qu’accroître la dérive fonctionnelle citée précédemment.

De plus, l'évaluation professionnelle des informaticiens rattachés au service des moyens généraux risque d'être effectuée par des personnels administratifs, qui manquent des compétences nécessaires dans notre domaine fonctionnel.

C'est pourquoi, nous demandons à continuer d'être rattachés à la DSI, au nom de l'égalité de traitement entre tous les personnels ITRF BAP E et ce, quel que soit le lieu d'exercice, dans la mesure où nous effectuons des tâches similaires dans un seul et même établissement.

Merci d’avance pour votre réponse.
Veuillez agréer, Monsieur, nos sincères salutations.

Le 12 Septembre 2012
Les personnels DSI

vendredi 24 août 2012

gestion des rh

On parle du DRH et de sa gestion des RH.

 Eh bien, allez voir sur  la page d'accueil de Virtualia.  Virtualia,  c'est notre logiciel de ressources humaines. quel choc !

http://www.virtualia.fr

On voit une corde tendue prête à craquer et des visages sans vie qui tombent dans la poussière.
Faut-il comprendre que c'est ça la promesse de Virtualia ?

Et puis, on réfléchit.

Comment réduire la masse salariale au CNED???  Virtualia a été acheté par notre super DRH ; et il  est là, chers collègues, pour votre gestion RH,  pour votre digestion...

Une corde tendue et élimée équivaut à des personnels que l'on use jusqu'a l'épuisement.
Et voilà,  bon pour la casse. Ou alors, pour éviter la casse complète,Tu fous le camp hors de ce camp de fous ;     vite ! une mutation,  avant d'en crever !

Masse salariale réduite, objectif atteint.

lundi 9 juillet 2012

interview Serge Bergamelli


CNED : nouvelle organisation et nouveau projet d'établissement sur fond d'inquiétude des personnels (S. Bergamelli)

Le directeur général du CNED vient de présenter au cabinet du ministre de l'Education nationale  le "Projet d’établissement 2012-2015" de transformation technologique. Serge Bergamelli travaille actuellement à des ajustements d'organisation structurelle et managériale du Centre national d'enseignement à distance. ToutEduc lui a demandé quel était le sens de cette transformation, rendue nécessaire dans une période de forte inquiétude liée à la baisse importante des inscriptions.
ToutEduc : Vous lancez un "plan de transformation technologique" du CNED. Avant de nous en donner le sens, pouvez-vous nous décrire l'évolution de l'enseignement à distance ces dernières années. Xavier Darcos n'avait-il pas voulu qu'il devienne "la 31ème académie" ?
Serge Bergamelli : L'AEL ou "académie en ligne " (baptisée pour l’effet d’annonce : 31e académie) n'est qu'un élément du "plan de modernisation" qui avait été lancé par Jean-Michel Lacroix, alors que Xavier Darcos était ministre de l'Education nationale et mis en oeuvre par mon prédécesseur, Michel Leroy. Il s'agissait de numériser la totalité des cours, du CP à la terminale, et de les mettre en accès gratuit sur un site dédié. Mais, beaucoup plus largement, il fallait répondre à un bouleversement du paysage, lié à l'apparition de l'internet, et d'une nouvelle demande. L'opérateur public avait, à l'époque du papier, une situation de quasi monopole. Ce n'est plus le cas. Des entreprises privées y ont vu des opportunités de développement sur des marchés comme la préparation au concours de professeur des écoles. Les universités et le CNAM ont développé la formation à distance. D'autres éditeurs publics, qui avaient des contenus, comme la Documentation française, y ont ajouté des services, un suivi des étudiants, des chats, des forums, pour la préparation au concours de Sciences po... Et en tant que service public, nous nous devions de continuer à assurer des formations qui s'adressent à de très petits nombres d'inscrits, comme les agrégations de langues rares, qui ne sont pas rentables et pour lesquelles nous n'avons d'ailleurs pas de concurrents. Nous nous devons aussi de nous adapter immédiatement à tout changement de référenciel des programmes. Dans ce contexte en mutation, nos contraintes sont fortes.
ToutEduc : Avez-vous perdu beaucoup d'inscrits ?
Serge Bergamelli : Nous avions 400 000 inscrits en 2000 ; nous n'en avons plus que 200 000 en 2012, dont 80 000 élèves relevant de la scolarité obligatoire. Pour le concours de professeur des écoles (CRPE), le recul est très significatif (-80%). Cette chute des inscrits est dû non seulement à la réforme de la masterisation, et à la réduction du nombre des postes (qui a entraîné une diminution de l'attractivité du concours), mais également, comme je vous le disais, à une nouvelle forme de concurrence de la part des universités et du privé. Mais, au-delà de cet exemple, notre organisation (DG et instituts) ne nous permettait plus de répondre à l’évolution du paysage technologique. Il était devenu vital pour la pérennité de notre établissement de se transformer. C'est le sens de la réforme initiée par mes prédécesseurs. Le CNED était organisé en 8 instituts distincts, situés à Lyon, Grenoble, Toulouse, Rouen, Vanves, Lille, Rennes et Poitiers qui avaient chacun leur autonomie. Il était devenu difficile d’élaborer une stratégie cohérente et efficace. Ce rôle est revenu à la direction générale. Et pour professionnaliser nos personnels et redonner de la puissance aux métiers qui composent le CNED, des "directions métiers" ont été mises en place.
ToutEduc : Est-ce à dire qu'un auteur travaillant à Toulouse pouvait dépendre d'un directeur à Poitiers ?
Serge Bergamelli : Plus exactement, les directions métier étaient réparties sur tous les sites. Des personnes de Toulouse pouvaient dépendre d’une direction métier unique pour l’ensemble du territoire. Oui. Je suis convaincu de la pertinence de cette réforme et de nécessaires adaptations ; il fallait recréer un CNED unique pour assurer son avenir et espérer retrouver le volume des inscriptions des années 2000. En arrivant, mon diagnostic, établi par la rencontre de l’ensemble des personnels sur chaque site, a été le suivant : il manquait un volet ; il fallait rétablir un management de proximité sur les 8 sites. C'est ce que je suis en train de faire. Je viens d'installer des directeurs de plein exercice sur les sites de Lyon, Toulouse, Rennes, Rouen,Poitiers,Grenoble. Suivront Lille et Vanves.
ToutEduc : Cela suffira-t-il à réduire le malaise des personnels ? Selon nos informations, le nombre des congés maladie a été multiplié par 2,5 en deux ans sur le site de Poitiers (direction-générale). Votre DRH est un ancien de France-Télécom, et certains nous ont parlé de "harcèlement moral", voire de "management par la peur"...
Serge Bergamelli : Venir de France-Télécom n'est pas une marque négative. Ce sont des fonctionnaires d’Etat qui ont choisi de continuer leur carrière dans l’Education nationale. Je n'ai pas les chiffres exacts mais je n'ai pas nié, dès mon arrivée, l'existence d'un malaise. Le diagnostic est partagé était les organisations syndicales concernant l'absence d'un manager sur les sites. Il est dû, pour partie, à ce défaut auquel je suis en train d'apporter une réponse concrète. Laissez à ces directeurs de site le temps de s'installer, d’écouter, de comprendre les situations locales pour y apporter rapidement des solutions appropriées au plus près des attentes du personnel. Ce malaise est également dû à l'inquiétude que génèrent le bouleversement de notre environnement, et l'évolution de la demande des inscrits, qui veulent les services que l'Internet permet de rendre. Les métiers vont évoluer ; nous allons accompagner le personnel notamment grâce à la formation.
ToutEduc : D'où le plan de transformation technologique ?
Serge Bergamelli : Oui, c'est ce que nous appelons le "24-24". Le CNED doit se développer à l'international. Sur tous les fuseaux horaires, nous devons pouvoir répondre à tous ceux qui sont inscrits où qu’ils soient. Il est essentiel que nous offrions des formations et des services en ligne grâce notamment à la mise en place d’un espace virtuel ouvert à tous : l’ ENT (environnement numérique de travail). A l’ère du numérique, nous ne pouvons plus opposer enseignement à distance et formation en présentiel. Je vous en dirai davantage dès que le Projet d’établissement sera présenté aux personnels et à leurs représentants. Je leur en laisse la primeur.
ToutEduc : Pouvez-vous chiffrer vos objectifs ?
Serge Bergamelli : Avec 25 000 inscrits à l'international, nous n'avons pas la place que nous devrions avoir. Et au total, si nous arrivions à 250 000 inscrits, je serais heureux, ce serait un beau rebond. Un signe fort pour l’avenir de notre établissement. Une chance pour de nombreux apprenants qui comptent sur le CNED pour transformer ou relancer leur avenir professionnel grâce à la formation.
ToutEduc : La fusion du CNED et du SCEREN-CNDP est régulièrement évoquée. Savez-vous où en est ce dossier ?
Serge Bergamelli : Nos deux établissements sont créateurs et diffuseurs de ressources pour nos publics, respectivement : les apprenants pour le CNED, les enseignants pour le CNDP. A l'ère du numérique, il est essentiel de réfléchir à une mutualisation de nos moyens de production numérique pour développer notamment des solutions techniques les plus performantes au service de nos missions respectives. C'est sur ce dossier que nous collaborons actuellement à la recherche des synergies les plus pertinentes.

La rédaction de ToutEduc www.touteduc.fr
Interview de M. Bergamelli sur le site Touteduc
http://www.touteduc.fr/index.php?sv=34&aid=5867